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Retour à la page : Économie et innovation

Soutien à la recherche et à l’innovation

Recherche en adaptation aux effets des changements climatiques

Les changements climatiques ont des conséquences réelles. Par l’entremise du Plan d’action sur les changements climatiques, le gouvernement investit dans l’adaptation, afin non seulement de développer les connaissances et le savoir-faire dans divers domaines, mais aussi de prévenir les risques associés aux changements climatiques.

Au cours des dernières décennies, les phénomènes météorologiques majeurs survenus au Québec ont attiré l’attention sur les impacts des changements climatiques et sur l’importance de bien s’y préparer. C’est dans ce contexte que le gouvernement du Québec, Environnement Canada et Hydro-Québec ont créé, en 2001, le consortium Ouranos, auquel se sont jointes quatre universités québécoises. Au fil des ans, de nombreux partenariats de recherche ont été établis avec des ministères, des universités et diverses institutions publiques et privées, ce qui a permis de réunir au-delà de 400 scientifiques et professionnels.

Unique en son genre au Canada, Ouranos regroupe des experts des sciences du climat et des experts des impacts physiques, humains et sociétaux. Leurs travaux permettent de mieux comprendre les effets des changements climatiques sur le territoire québécois et de proposer des actions à mettre en œuvre afin de s’y adapter.

La contribution d’Ouranos, dont la notoriété est maintenant internationale, s’est concrétisée jusqu’ici par plus de 100 projets portant sur l’adaptation dans des domaines aussi variés que la santé, l’environnement bâti, l’environnement maritime, l’énergie, les écosystèmes et la biodiversité, les milieux nordiques, les ressources forestières, l’agriculture, la gestion de l’eau et le tourisme.

Quelques projets réalisés par Ouranos :

  • Synthèse des connaissances sur les changements climatiques au Québec (édition 2014)

  • Impacts des changements climatiques sur l’érosion des falaises de l’estuaire maritime et du golfe du Saint-Laurent

  • Analyse économique des impacts et de l’adaptation aux changements climatiques de l’industrie forestière québécoise

  • Impacts des changements climatiques et des contraintes physiques sur le réajustement des écosystèmes côtiers de l’estuaire et du golfe du Saint-Laurent et évaluation des mesures d’atténuation des impacts

  • Étude économique des impacts et de l’adaptation aux changements climatiques sur le fleuve Saint-Laurent

  • Impacts des changements climatiques sur les chaussées des réseaux routiers québécois

  • Mise à jour des normes et procédures de conception des ouvrages hydro-agricoles dans un contexte de changements climatiques

Consultez la section Publications du site d’Ouranos pour en savoir plus sur ses projets.

Innovation et savoir-faire technologiques

Le Québec mise beaucoup sur l’innovation et le savoir-faire technologiques pour trouver des solutions novatrices afin de réduire de 20 % ses émissions de GES d’ici 2020 (par rapport au niveau de 1990) et de renforcer la capacité de la société québécoise à faire face aux changements climatiques en cours.

Grâce notamment aux revenus générés par le marché du carbone, plusieurs investissements sont effectués pour encourager l’innovation et développer des filières telles que l’efficacité énergétique, les technologies vertes et l’électrification des transports, des créneaux d’avenir et créateurs d’emplois.

L’innovation et le savoir-faire technologiques contribuent au développement économique, et ce, de plusieurs façons :

  • en permettant à des entreprises de réduire leurs coûts de production, ce qui les rend plus compétitives et crée davantage d’emplois de qualité dans toutes les régions du Québec;

  • en créant des emplois à haute valeur ajoutée dans un secteur mondial d’avenir, soit l’énergie verte et renouvelable;

  • en réduisant la dépendance de la société québécoise aux importations de pétrole.

  • Le Plan d’action sur les changements climatiques soutient également la commercialisation des technologies les plus prometteuses en ce qui a trait :

    • à l’utilisation de sources d’énergie émergentes et à l’amélioration de l’efficacité énergétique
    • à l’amélioration et au développement des technologies et procédés verts pour réduire les émissions de GES.

Le gouvernement joue un rôle de catalyseur important non seulement en développant une réglementation inspirée des meilleures pratiques, mais également en effectuant de l’accompagnement auprès des entreprises et en soutenant des projets prometteurs et innovateurs.

Progrès dans le secteur des transports

Le secteur des transports est responsable de près de 45 % des émissions de GES et d’une large part des émissions de contaminants atmosphériques. C’est donc un secteur où il y a encore beaucoup à faire et où les solutions passent inévitablement par la recherche et l’innovation.

L’électrification des transports constitue un axe d’intervention prioritaire pour le gouvernement du Québec. Elle représente non seulement un moteur de création de richesse collective (retombées économiques liées à la production d’électricité pour les régions, développement de secteurs technologiques d’avenir, création d’emplois de qualité et réduction de l’importation de pétrole), mais également un moyen d’améliorer le bilan du Québec en matière d’émissions de GES.

Le Québec bénéficie d’importants atouts dans le domaine de l’électrification des transports, soit :

  • une grande disponibilité d’énergie électrique de source renouvelable;

  • un savoir-faire reconnu mondialement dans la production et le transport de l’électricité, et dans le développement de technologies connexes (motorisation électrique, batteries, systèmes de recharge, systèmes embarqués);

  • une forte base industrielle en transport terrestre, qui compte 650 entreprises et quelque 30 000 emplois. Dans le domaine plus spécialisé du transport électrique, cette filière est déjà constituée d’une trentaine d’entreprises et représente 3 000 emplois.

Le Québec a opté depuis longtemps pour l’hydroélectricité comme principale source d’énergie. Aujourd’hui, plus de 40 % des besoins énergétiques du Québec sont comblés par l’électricité. Grâce à l’innovation et aux progrès technologiques, le transport peut maintenant bénéficier de ce choix stratégique!

Consultez le site du ministère des Transports pour connaître les différentes facettes de l’électrification des transports.

Le transport des marchandises est un pilier de notre économie. Cependant, les émissions de GES qui en résultent augmentent constamment depuis 1990. L’application des plus récentes innovations technologiques permettra de réaliser des gains importants dans ce secteur.

Le Plan d’action sur les changements climatiques vise notamment les camions destinés au transport routier des marchandises et les camions urbains utilisés, par exemple, pour la collecte des matières résiduelles ou les livraisons. Cela peut se traduire par :

  • l’acquisition d’équipement réduisant la consommation de carburant (exemple : déflecteurs d’air);
  • la conversion des véhicules lourds à une autre source de carburant (exemple : gaz naturel liquéfié, électricité ou hybridation diesel-électricité).

Des initiatives seront également poursuivies pour accroître la performance énergétique du transport des marchandises dans les secteurs ferroviaire, maritime et aérien et pour favoriser une utilisation accrue des modes de transport qui émettent moins de GES, soit le chemin de fer et les voies navigables.

Par ailleurs, la Stratégie maritime du Québec privilégie l’utilisation des voies navigables du Québec pour le transport des marchandises, en remplacement du transport routier. Elle bénéficiera de programmes de réduction des émissions de GES et d’aide à l’amélioration de l’efficacité énergétique du transport maritime. Des incitatifs fiscaux visant la modernisation et le renouvellement des navires contribueront à améliorer le bilan énergétique des navires, dont la consommation de mazout lourd constitue une source importante de GES. La modernisation des navires permettra également d’utiliser des technologies plus respectueuses de l’environnement, telle la propulsion au gaz naturel liquéfié.

Au Québec, le Plan d’action sur les changements climatiques soutient plusieurs projets qui stimulent l’innovation dans le secteur des transports :

  • Aide à l’amélioration de l’efficacité énergétique dans le transport routier. En décembre 2012, le ministère des Transports a octroyé une aide financière de 1 725 000 $ à Groupe Robert pour l’acquisition de 115 véhicules fonctionnant au gaz naturel liquéfié. L’utilisation de ce type de véhicules a permis de réduire les émissions de gaz à effet de serre de près de 7 000 tonnes éq. CO2 par année.

  • Réduction ou évitement des émissions de gaz à effet de serre par le développement du transport intermodal. En décembre 2012, une aide financière de 6 000 000 $ a été accordée à CSX Intermodal Terminals Inc. pour la construction d’un terminal intermodal à Valleyfield, afin d’offrir des services ferroviaires pour le transport de conteneurs actuellement acheminés par camion. Les réductions d’émissions de gaz à effet de serre associées à ce projet sont estimées à 122 000 tonnes éq. CO2 par année. L’inauguration de ce terminal a eu lieu en mai 2015.

  • Nouveau système de propulsion électrique. En 2012, un financement de 1 300 000 $ a été accordé pour un projet de Bombardier Produits récréatifs inc. (BRP) et de l’entreprise TM4, une filiale d’Hydro-Québec, pour la construction d’un nouveau système de propulsion électrique destiné au marché des véhicules récréatifs légers.

Pour en savoir plus :