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Retour à la page : Des régions et des villes dynamiques

Mobilité durable

Le transport et l’aménagement du territoire sont intimement liés. L’étalement urbain contribue aux émissions de gaz à effet de serre (GES) en augmentant les distances à parcourir et le nombre de voitures sur les routes. Il entraîne également une coûteuse extension des réseaux de transport collectif. Pour inverser cette tendance, il faut donc planifier le développement du transport collectif de concert avec l’aménagement du territoire, et vice-versa.

Pour diminuer les besoins de déplacement, réduire les émissions de GES et dynamiser le cœur des villes, le développement urbain doit miser sur la densification et l’accès au transport collectif en plus de favoriser les services de proximité et la mixité des usages.

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Transport actif et collectif

Les transports routiers individuels sont responsables de plus de 75 % des émissions de GES du secteur des transports. L’utilisation massive de l’automobile a de nombreux effets néfastes sur l’environnement, tant sur le plan du climat que de la qualité de l’air, entraînant par le fait même des problèmes de santé publique.

Il est urgent de réduire l’impact de nos déplacements sur le climat. La solution parfaite consiste évidemment à se passer de la voiture en privilégiant la marche, le vélo, le patin à roues alignées, etc. Ces moyens de transport ne rejettent pas de CO2 et sont souvent les modes de déplacement les plus efficaces en ville. Selon Vélo Québec, les vélos sont plus rapides que les automobiles sur de courtes distances, car ils évitent les embouteillages. La moitié des travailleurs en ville habitent à moins de 8 km du travail et pourraient voyager en vélo!

De plus, pour réduire les émissions de GES, le potentiel des transports collectifs est évident. Peu importe le mode choisi et le carburant utilisé, les transports collectifs viennent remplacer des déplacements en auto solo et limitent les émissions de GES associées.

En vue d’accroître l’utilisation du transport collectif partout au Québec, tant en milieu urbain que rural, le gouvernement du Québec entend encourager le développement du transport actif et alternatif, améliorer l’offre de service de transport en commun et décupler les avantages liés à l’utilisation de ces modes de transport, par exemple en créant des voies réservées.

L’utilisation du transport collectif permet non seulement de réduire la congestion et les émissions polluantes, mais aussi d’améliorer la santé des citoyens puisque les usagers du transport collectif ont davantage recours aux modes actifs de déplacement.

Au Québec, le Plan d’action sur les changements climatiques soutient des projets dans le domaine du transport collectif et actif :

  • Le Plan d’action soutient les organismes de transport en commun pour qu’ils puissent accroître leur offre de service et favoriser une utilisation accrue du transport en commun dans les villes et en milieu rural. Par exemple, en 2012-2013, une aide de 13 000 000 $ a été accordée au Réseau de transport de la Capitale (RTC). Cette subvention a contribué à surpasser les objectifs relatifs à l’offre de service et à l’achalandage. La hausse de l’achalandage s’est traduite par des réductions d’émissions de GES puisqu’elle sous-tend un transfert des modes de transport en solo vers le transport collectif, ce qui réduit les émissions de GES associées à l’utilisation de l’automobile.

  • Aide aux modes de transport alternatifs à l’automobile. En 2012, une aide financière de 99 000 $ a été accordée à la Ville de Mont-Saint‑Hilaire pour l’aménagement de deux parcours scolaires sur son territoire. Ces nouvelles infrastructures visent à réduire la circulation automobile et à améliorer la sécurité des piétons et des cyclistes.

Électrification des transports

L’électrification des transports constitue un créneau économique d’avenir ainsi qu’une solution prometteuse pour réduire les émissions de GES et la pollution de l’air, en plus de diminuer notre dépendance au pétrole. C’est un axe d’intervention prioritaire pour le gouvernement du Québec.

Différentes mesures sont prises pour stimuler l’acquisition de véhicules électriques et favoriser l’installation de bornes de recharge. Grâce, notamment, aux investissements réalisés par l’entremise du Plan d’action sur les changements climatiques, le marché québécois représente actuellement plus de 50 % des véhicules électriques circulant au Canada; ils sont alimentés par le plus important réseau de recharge publique au pays, le Circuit électrique, qui a maintenant des ramifications dans toutes les régions du Québec (plus de 400 bornes de recharge publiques).

Saviez-vous que le programme Roulez électrique offre un rabais à l’achat ou à la location aux particuliers, aux entreprises, aux organismes à but non lucratif et aux municipalités du Québec qui souhaitent faire l’acquisition d’un véhicule entièrement électrique, hybride rechargeable, hybride ou électrique à basse vitesse? Un particulier peut aussi obtenir un rabais pour l’achat et l’installation d’une borne de recharge à sa résidence.

Au Québec, le Plan d’action sur les changements climatiques soutient plusieurs projets en matière d’électrification des transports :

  • Démonstration d’un circuit d’autobus électriques avec recharge rapide.Le projet Cité Mobilité de la Société de transport de Montréal (STM) consiste à faire l’essai de trois autobus entièrement électriques et de deux stations de recharge. Ce projet s’inscrit dans le plan d’action en électrification des transports.

  • Branché au travail Ce programme destiné aux entreprises, municipalités et organismes offre une aide financière pour l’installation de bornes électriques en milieu de travail destinées aux véhicules appartenant aux employés ou aux véhicules de l’entreprise, de la municipalité ou de l’organisme.

  • Électrification d’une section des conteneurs réfrigérés au port de Montréal.
    En juillet 2012, une aide financière de 2 300 000 $ a été accordée à la Société Terminaux Montréal Gateway afin d’électrifier son parc de conteneurs réfrigérés au port de Montréal. Le projet a permis un investissement de 5 300 000 $. Les réductions d’émissions de GES associées à ce projet sont estimées à 4 563 tonnes éq. CO2 par année.

  • Autobus scolaire électrique. L’appui du gouvernement a permis de réaliser un projet d’autobus scolaire entièrement électrique, le « E-Lion », une première en Amérique du Nord. Un seul autobus entièrement électrique permet une réduction des émissions de gaz à effet de serre de l’ordre de 23 tonnes annuellement lorsqu’il remplace un autobus traditionnel. C’est un projet d’autant plus inspirant qu’il pourra contribuer à améliorer la qualité de l’air, notamment dans les aires de stationnement des écoles.

Pour en savoir plus :