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Les impacts des changements climatiques

Différences moyennes mobiles par rapport moyenne référence

Différences moyennes mobiles par rapport moyenne référence

Simulation aet, MRCC_V4.2.3, domaine AMNO, 45 km à 60°N, piloté par CGCM_3.1v2 #4 Pour chaque variable, l'animation montre les différences entre des moyennes mobiles de 30 ans avec incrément annuel, de 1961 à 2099, et la moyenne de référence, soit 1961-1990. L'année indiquée correspond au milieu de la période de 30 ans, 1986 correspondant par exemple à la moyenne 1971-2000. température au niveau de l'abri (2 mètres) : Moy_30ans_diff_aet_st

Les changements climatiques ont des impacts réels partout dans le monde.

Au sud du Québec, les températures annuelles moyennes ont augmenté de 1 à 3 °C au cours de la période 1950-2011. Selon Ouranos, cette tendance se poursuivra : les températures annuelles devraient se réchauffer d’environ 2 à 4 °C à l’horizon 2070, et de 4 à 7 °C pour la période 2070-2100. Un réchauffement de quelques degrés peut sembler inoffensif, mais il n’est pas sans conséquence.

Les changements climatiques au cœur de nombreux enjeux au Québec

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Santé et sécurité de la population

Les changements climatiques entraînent une augmentation du nombre et de la durée des vagues de chaleur. Celles-ci peuvent avoir des répercussions sur la santé. Les personnes les plus vulnérables à la chaleur extrême sont les enfants, les aînés et les gens souffrant de certaines maladies chroniques.

La hausse des températures contribue à accroître la pollution atmosphérique et à prolonger la saison des pollens et des feux de forêt ou de friches. Ces facteurs peuvent causer des problèmes respiratoires et cardiovasculaires chez certaines personnes.

Le réchauffement planétaire accroît le nombre de catastrophes naturelles et leur intensité. En plus de mettre la sécurité des populations en péril, elles ont des conséquences sociales, économiques et environnementales.

 

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Répartition et abondance des espèces animales et végétales

En raison des changements climatiques, de nombreuses espèces animales pourraient disparaître en même temps que leur habitat naturel. Certaines se déplacent déjà vers le nord. On voit également apparaître, dans certaines régions, des espèces végétales ou animales exotiques ou nuisibles. Cette tendance risque de s’intensifier. La progression rapide de tiques porteuses de la maladie de Lyme dans le sud du Québec en est un exemple éloquent. Des saisons plus courtes peuvent aussi modifier le patron de migration de certaines espèces.

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État des infrastructures

Les changements climatiques affectent déjà l’usage des moyens de transport et les infrastructures. Par exemple, la hausse du phénomène de gel-dégel endommage l’état des chaussées de façon de plus en plus marquée. Le dégel du pergélisol dans le Nord québécois altère la stabilité des bâtiments, des routes et des pistes d’atterrissage. Par ailleurs, on s’attend à une augmentation de l’intensité des précipitations, ce qui pourrait provoquer davantage de glissements de terrain.

Les pluies diluviennes plus fréquentes causeront des débordements des réseaux d’égouts plus fréquents, solliciteront davantage les systèmes de drainage et accroîtront les risques d’inondations sur les échangeurs, les tunnels, les routes etc.

La hausse du niveau marin et la diminution du couvert de glace, combiné à une augmentation des tempêtes et à des cycles de gel-dégel plus fréquents aggravent les risques associés à l’érosion du littoral, à la submersion marine et aux inondations sur le territoire des municipalités côtières du Québec et présentent des risques pour les infrastructures riveraines. Ces risques constituent un enjeu particulièrement important le long des rives du Saint-Laurent, où vit quelques 60% de la population du Québec.

Activités économiques

De nombreux secteurs de l’économie sont sensibles aux changements climatiques, tels que l’agriculture, la foresterie, les mines et le tourisme.

Par exemple, dans le secteur du tourisme, le climat est l’un des principaux facteurs sur lesquels s’appuient les activités, directement (soleil, beau temps, neige et glace) ou indirectement (paysages et végétaux). Les activités hivernales, comme le ski alpin ou la motoneige, seront menacées par le réchauffement des températures. Une hausse de la température peut signifier moins de précipitations sous forme de neige, donc des besoins supplémentaires en neige artificielle qui entraîneront des coûts pour les stations. En revanche, plusieurs activités récréatives pourraient bénéficier du réchauffement climatique. Le golf, par exemple, pourrait voir sa saison se prolonger.

D’autres secteurs sont déjà ou seront touchés directement par les changements climatiques : l’approvisionnement et la gestion de l’eau potable, la gestion des eaux usées et des eaux de pluie, la production et le rendement des récoltes, la fourniture d’énergie pour le chauffage et la climatisation, la production d’énergie hydraulique et éolienne, le transport. Une baisse du niveau du fleuve pourrait quant à elle perturber le transport maritime de marchandises et toute l’économie qui en découle.

Les événements météorologiques extrêmes s’intensifient et se produisent plus fréquemment. Ils constituent une menace pour la vitalité des entreprises. Certaines risquent de subir une diminution de leurs revenus après sinistre alors que d’autres devront cesser leurs activités.

Ailleurs dans le monde

Les changements climatiques touchent toutes les régions du monde, sans exception. À preuve : la fréquence et l’intensité des événements météorologiques extrêmes, comme les vents violents et les pluies diluviennes, les inondations, les crues soudaines, l’érosion des côtes et les glissements de terrain, augmentent partout sur la planète.

Depuis 1880, la température moyenne globale au-dessus des terres et des mers a connu une hausse de 0,85 °C. Les quantités de neige et de glace ont diminué et le niveau des mers a augmenté.

La fonte des glaciers continentaux s’accélère et affecte la disponibilité de l’eau des régions qui en dépendent. Le dégel du pergélisol menace la stabilité des bâtiments et des infrastructures de l’Arctique. En réponse aux changements climatiques, plusieurs espèces terrestres et aquatiques ont modifié leur répartition géographique, leur patron de migration et leurs activités saisonnières. Les bouleversements des écosystèmes en raison des sécheresses, des tempêtes, des feux de végétation et des infestations d’espèces nuisibles sont plus fréquents ou plus intenses dans plusieurs parties du monde.

Les océans subissent eux aussi d’importantes perturbations : ils se réchauffent, leur niveau d’eau est en hausse et ils s’acidifient. Ces impacts bouleversent les écosystèmes, mettent en péril la survie de plusieurs espèces et présentent une menace pour les nombreux produits et services dont nous bénéficions.

Le Québec n’y échappe pas. Heureusement, des solutions existent. Voyez comment vous pouvez agir.

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