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Les causes des changements climatiques

La hausse des émissions de gaz à effet de serre (GES) est la principale cause des changements climatiques. Certains GES sont naturellement présents dans l’atmosphère, alors que d’autres sont d’origine anthropique, c’est-à-dire générés par les activités humaines.

Indispensables, les gaz à effet de serre?

Des GES d’origine naturelle sont présents dans l’atmosphère. Certains l’étaient avant même l’apparition de l’humain.

Par exemple, le CO2 est émis naturellement par la respiration et la décomposition des êtres vivants, les éruptions volcaniques et les feux de forêt. Une partie du CO2 atmosphérique est absorbée à travers le processus de la photosynthèse et emmagasinée dans les forêts, les sols et les océans, qui jouent le rôle de puits de carbone.

La présence de ces GES contribue à un phénomène indispensable à la vie sur Terre, l’effet de serre. Mais qu’est-ce que c’est, au juste?

  • Le soleil envoie sur la Terre des rayons qui la réchauffent.
  • Le sol et les océans absorbent une partie de la chaleur avant de la renvoyer dans l’atmosphère.
  • La chaleur émise par les plantes, les êtres vivants et les volcans remonte elle aussi vers l’atmosphère.
  • Certains gaz qu’on trouve dans l’atmosphère retiennent une partie de la chaleur renvoyée par la Terre et font en sorte qu’elle se maintient à une température permettant aux humains de vivre confortablement. Ils sont appelés « gaz à effet de serre ». Sans ces gaz, la chaleur retournerait dans l’espace, et la température terrestre serait de – 18 °C.
  • Grâce à l’effet de serre, la température moyenne de la Terre est de 15 °C. Sur Mars, où l’effet de serre est absent, la température moyenne est de – 50 °C. Sur Vénus, où l’atmosphère est très chargée en gaz carbonique, la température moyenne est de 420 °C.

 

Les principaux gaz responsables de l’effet de serre sont :

  • la vapeur d’eau (H2O)
  • le dioxyde de carbone (CO2)
  • le méthane (CH4)
  • l’oxyde nitreux, aussi appelé « protoxyde d’azote » (N2O)
  • l’ozone (O3)

Un phénomène naturel perturbé par l’humain

À côté des GES d’origine naturelle se retrouvent ceux que nous qualifions d’« anthropiques ». Il s’agit de gaz qui sont libérés dans l’atmosphère en raison des activités humaines.

Ces activités génèrent d’abondantes quantités de CO2, qui proviennent principalement de la combustion des énergies fossiles (charbon, pétrole et gaz naturel). Au Québec, par exemple, les secteurs des transports, de l’industrie et des bâtiments produisent à eux seuls plus de 80 % des émissions québécoises, majoritairement en raison de l’utilisation de ces sources d’énergie.

Les activités agricoles, l’élevage des ruminants et les déchets qui se retrouvent dans les sites d’enfouissement produisent également d’importantes quantités de méthane (CH4), un GES très puissant. Son potentiel de réchauffement est 21 fois supérieur à celui du CO2.

Plusieurs autres activités humaines libèrent des GES. Par exemple, les systèmes de climatisation, les réfrigérateurs et les congélateurs contiennent des gaz fluorés, comme les halocarbures. En raison de leur nature chimique, les halocarbures contribuent à deux problèmes environnementaux majeurs : l’appauvrissement de la couche d’ozone et les changements climatiques.

Les émissions de GES, tout comme les épisodes de smog, l’amincissement de la couche d’ozone et les précipitations acides, contribuent à la pollution atmosphérique, ce qui a des conséquences sur la santé des personnes et des écosystèmes, tant à l’échelle des régions du Québec, qu’à l’échelle de la planète.

Les GES en croissance

Depuis le début de l’ère industrielle, les GES produits par les humains ne cessent d’augmenter. La quantité des émissions s’accroît rapidement et modifie la composition de l’atmosphère. Sans compter que tous ces GES ont une durée de vie qui peut atteindre plusieurs milliers d’années.

Résultat : l’effet de serre est devenu trop puissant et la planète se réchauffe à une vitesse alarmante!

Source : GSFC Scientific Visualization Studio

Pour en savoir plus :