Comment agir

Le constat est clair : par nos modes de vie et nos habitudes de consommation, nous contribuons tous aux changements climatiques. Bonne nouvelle : il y a des solutions!

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Additionnées les unes aux autres, les actions que nous posons au quotidien pour lutter contre les changements climatiques font une réelle différence. Cette section propose une multitude de gestes simples pour nous aider à modifier certains comportements et ainsi réduire notre empreinte carbone et nous adapter aux impacts des changements climatiques.

Ensemble, nous faisons tous partie de la solution!

Actions de la catégorie « Des façons de réduire notre impact sur le climat »

Certaines de nos habitudes de vie engendrent, directement ou indirectement, des émissions de gaz à effet de serre (GES). En modifiant certains de nos comportements, nous contribuons à la lutte contre les changements climatiques.

Voici quelques suggestions de gestes qui vous permettront d’alléger votre empreinte carbone :

Réduisez votre consommation d’énergie inutile

Réduire sa consommation d’énergie, c’est facile :

  • Éteignez les lumières lorsque vous n’êtes pas dans une pièce
  • Installer des ampoules écoénergétiques, par exemple à diode électroluminescente (DEL)
  • Diminuez la température pendant la nuit et quand vous vous absentez
  • Débranchez les appareils lorsque vous n’en avez pas besoin
  • Installez des thermostats électroniques programmables
  • Recherchez le symbole ENERGY STAR lors de l’achat d’électroménagers
  • Les journées ensoleillées, fermez les rideaux l’été et ouvrez-les l’hiver
  • Améliorez l’isolation de votre habitation en prévision de l’hiver (calfeutrage des fenêtres, pose de coupe-froid, etc.)
  • Protégez votre piscine d’une couverture thermique, installez une minuterie pour le filtre et munissez-vous d’un chauffe-eau solaire

Toutes ces mesures favorisent une diminution de la quantité d’énergie que vous consommez. En plus, elles vous apportent plusieurs bénéfices. Par exemple, en installant des thermostats électroniques programmables, vous réduirez vos frais annuels de chauffage (une économie allant jusqu’à 10 % !). En calfeutrant vos fenêtres, vous éliminerez jusqu’à 40 % des pertes de chaleur de votre maison, et diminuerez donc la quantité d’énergie nécessaire pour la chauffer.

Évitez le bois comme mode de chauffage principal

Le chauffage au bois représente une source importante de contaminants dans l’atmosphère. La fumée dégagée par la combustion est présente à l’extérieur comme à l’intérieur des maisons et peut avoir des effets néfastes sur la santé.

Pour le chauffage principal de votre demeure, les énergies moins polluantes telles que l’électricité sont donc à privilégier. Si vous désirez utiliser un foyer ou un poêle à bois, limitez leur usage, particulièrement les jours de smog. Achetez un modèle certifié qui respecte le Règlement sur les appareils de chauffage au bois et dont la fiche technique indique un taux d’émissions de particules de l’ordre de 1 g/h.

Remplacez votre vieux système de chauffage

Certaines habitations possèdent un système de chauffage ou un chauffe-eau fonctionnant au mazout ou à d’autres combustibles fossiles. En les remplaçant par des appareils alimentés par des énergies renouvelables comme l’électricité, vous améliorez l’efficacité énergétique de votre maison, vous réduisez vos émissions de GES et vous faites des économies.

Réduisez, réutilisez, recyclez… et compostez

En réduisant votre consommation à la source, en recyclant et en réutilisant des objets existants, vous diminuez la quantité de matières premières qui doivent être extraites et transformées pour fabriquer de nouveaux produits. Ainsi, vous contribuez à réduire les émissions de GES associées à l’usage d’articles neufs.

Le compostage génère également moins de GES que la décomposition des matières organiques dans les sites d’enfouissement, procédé qui dégage d’importantes quantités de méthane, un GES très puissant.

Au moment de trier vos déchets, votre famille et vous prenez conscience de ce que vous jetez. Vous êtes alors plus critiques envers le gaspillage et vos habitudes de consommation. Et qui dit moins de gaspillage dit plus d’argent dans vos poches.

Consommez des produits locaux

Manger local est un gage de santé pour vous et pour l’environnement. En plus, c’est facile : recherchez les logos ou certifications identifiant les produits de chez nous (Québec Vrai, Aliments du Québec), ou joignez-vous à un groupe d’achats dans votre communauté (paniers de fermiers, marchés de solidarité).

En achetant local et de saison, vous réduisez votre empreinte carbone, vous encouragez les entreprises d’ici et vous avez le plaisir de découvrir la fraîcheur et la diversité des produits du terroir.

Lors de vos projets de rénovation ou de construction, pensez à utiliser des matériaux d’origine locale à faible empreinte carbone, comme le bois d’œuvre québécois.

En plus d’être esthétique, le bois d’œuvre québécois est une ressource renouvelable qui émet moins de GES que plusieurs autres matériaux couramment utilisés dans le secteur de la construction.

Préférez le durable au jetable

Privilégier les produits durables aux produits jetables, c’est réduire votre consommation d’articles à usage unique. En achetant moins d’essuie-tout, de lingettes, de rasoirs, de vaisselle et d’ustensiles en plastique, vous diminuez considérablement la quantité de déchets acheminés aux centres d’enfouissement. Ainsi, vous contribuerez à réduire les émissions de GES nécessaires à leur fabrication et celles produites lors de leur fin de vie.

Privilégiez les transports en commun, la marche ou le vélo

Laisser la voiture à la maison est un bon geste pour diminuer votre impact sur le climat. Pour vos déplacements personnels et professionnels, privilégiez les transports collectifs et actifs, tels que la marche ou le vélo.

Les transports en commun, comme l’autobus, sont parfois plus rapides que la voiture, surtout aux heures de pointe.

Pour vos déplacements de courte distance, pensez au vélo, qui est plus rapide que la marche, les transports en commun et même la voiture. Économique à l’achat et à l’usage, il n’occasionne aucun problème de stationnement et, en plus, il vous maintient en forme!

Vos enfants peuvent également opter pour la marche ou le vélo pour se rendre à l’école. Pour en savoir plus : Vélo Québec À pied, à vélo

Respectez les limites de vitesse

Sur les grandes routes, respectez les limites et utilisez votre régulateur de vitesse.

Une conduite supérieure à 90 km/h augmente considérablement votre consommation d’essence. En maintenant une vitesse constante et raisonnable, vous réduisez vos émissions de GES et économisez une quantité considérable de carburant.

Pour en savoir plus sur les techniques d’écoconduite, consultez le site www.ecomobile.gouv.qc.ca .

Ne laissez pas tourner votre moteur au ralenti

Plus votre moteur tourne au ralenti, plus il émet des GES et consomme du carburant. Il est donc préférable d’arrêter votre véhicule : c’est plus économique, et c’est meilleur pour l’environnement.

Si, en hiver, votre moteur fonctionne au ralenti 30 minutes par jour durant 2 mois, vous dépenserez un plein d’essence sans avoir parcouru le moindre kilomètre. Pensez à l’éteindre!

Il existe plusieurs façons de réduire votre consommation de carburant et vos émissions de GES. Pour en savoir plus sur la marche au ralenti, consultez le site www.ecomobile.gouv.qc.ca .

Si vous avez besoin d’acheter un véhicule, optez pour un véhicule écoénergétique

En achetant un véhicule écoénergétique, incluant les voitures électriques et hybrides rechargeables, vous diminuerez votre consommation de carburant et vos émissions de GES pour les prochaines années! Informez-vous :

Faites régulièrement l’entretien de votre véhicule

Un entretien régulier améliore le rendement énergétique de votre véhicule. On sait entre autres qu’un moteur bien réglé consomme moins de carburant et que le contrôle régulier de la pression des pneus allonge leur durée de vie ainsi que la consommation.

Planifiez vos déplacements

Le covoiturage et l’autopartage sont des options très intéressantes à considérer. Essayez-les!

Éviter d’utiliser sa voiture, c’est réduire de façon importante ses émissions de GES. Moins vous faites usage de votre véhicule, moins vous libérez de contaminants dans l’atmosphère. C’est une habitude de vie saine à adopter, pour vous et votre famille.

Évitez les allers-retours inutiles et coûteux en temps et en argent en planifiant vos déplacements.

Pour vos vacances, privilégiez le train ou le bus lorsque c’est possible et voyagez local en parcourant la province!

Le train et l’autobus consomment beaucoup moins de carburant que l’avion et l’auto solo. De plus, le Québec recèle de nombreuses destinations touristiques intéressantes que beaucoup de Québécois n’ont pas encore découvertes.

Actions de la catégorie « Des idées pour s’adapter »

Les changements climatiques ont des conséquences sur l’environnement, les infrastructures, les bâtiments et même sur notre qualité de vie. Ainsi, chacun d’entre nous est appelé à mieux comprendre cette nouvelle réalité et à s’y adapter.

Voici quelques suggestions de comportements qui vous permettront de devenir plus résilient face aux changements climatiques :

Protégez-vous de la chaleur accablante

Évitez de sortir pendant les périodes les plus chaudes de la journée. En cas de chaleur accablante, oubliez les activités exigeantes physiquement. Rafraîchissez-vous en vous baignant, en prenant un bain ou une douche tiède ou encore en fréquentant des lieux boisés ou climatisés. Enfin, buvez beaucoup d’eau et portez des couleurs claires.

Avec l’augmentation des températures et la probabilité accrue de subir davantage de vagues de chaleur dues aux changements climatiques, nous devons adapter nos comportements et nos activités pour minimiser les effets de la chaleur sur notre santé.

Pour en savoir plus, consultez la section Adaptation aux effets de la chaleur du site Web monclimatmasante.qc.ca.

Considérez les risques d’inondation et d’érosion à l’achat d’une propriété

Avant de choisir l’emplacement de votre maison ou de votre chalet, évaluez les risques d’érosion des berges, d’érosion côtière, d’inondation et de glissement de terrain qui sont susceptibles de s’aggraver sous l’effet des changements climatiques. Ce faisant, vous vous éviterez bien des coûts et des ennuis!

Les changements climatiques se traduiront par des événements météorologiques extrêmes (tempêtes estivales et hivernales, vents violents, pluies diluviennes, etc.) plus fréquents et plus intenses. Ces événements pourraient être à l’origine de divers aléas naturels : inondations, érosion, glissements de terrain et submersion. Face à ces menaces, nous devons adapter nos façons de faire, notamment en matière d’aménagement du territoire et de gestion des risques.

Parez aux piqûres d’insectes

Lors de vos randonnées, protégez vos enfants et vous-même des piqûres d’insectes en portant des vêtements longs et clairs et en utilisant des répulsifs et des insecticides naturels, de préférence.

Les nouvelles conditions climatiques pourraient s’avérer favorables à la propagation de certaines maladies par l’intermédiaire des animaux. Pensons entre autres à la maladie de Lyme ou au virus du Nil occidental, qui sont transmis à l’humain par les tiques et les moustiques.

Pour en savoir plus, consultez la section Mesures d’adaptation aux maladies à transmission vectorielle et zoonoses du site Web monclimatmasante.qc.ca.

Soyez prêt à faire face aux inondations

Que vous résidiez ou non à proximité d’un plan ou d’un cours d’eau, soyez prêt à faire face aux inondations. Vérifiez que votre maison est dotée d’un clapet antiretour, qui préviendra le refoulement des eaux d’égout et de pluie jusque dans votre sous-sol. Afin de minimiser les pertes en cas d’inondation, vous pouvez également calfeutrer le contour des fenêtres et des portes situées au sous-sol et au rez-de-chaussée, privilégier les revêtements résistants à l’eau au sous-sol, surélever les prises électriques et ranger les objets de valeur et les documents importants aux étages supérieurs ou dans des étagères. Aménagez votre aire de stationnement et le pourtour de votre maison avec des matériaux qui laissent l’eau s’infiltrer directement dans le sol plutôt que de la faire ruisseler jusque dans votre demeure.

Les changements climatiques sont susceptibles d’accroître la fréquence et l’intensité des épisodes de pluies abondantes qui, comme nous avons pu l’observer au cours des dernières années, peuvent causer des inondations. Nul besoin d’habiter près d’une rivière pour être vulnérable : ces pluies peuvent provoquer des refoulements des égouts et des systèmes d’évacuation des eaux pluviales, qui risquent ensuite d’abîmer votre sous-sol.

Pour en savoir plus, consultez la section Inondation du site Web urgencequebec.gouv.qc.ca.

Préparez-vous aux événements météorologiques extrêmes

Préparez maintenant votre plan familial de sécurité et votre trousse d’urgence. Ainsi, vous serez prêt en cas d’événement météorologique extrême.

L’intensité et la fréquence des événements météorologiques extrêmes (tempêtes estivales et hivernales, vents violents, pluies diluviennes, verglas, etc.) risquent d’être amplifiées par les changements climatiques. Il faut donc s’attendre à davantage de ruptures momentanées des systèmes qui nous fournissent les ressources essentielles dont nous dépendons, comme l’électricité et l’eau potable. Mieux vaut s’y préparer afin d’assurer notre sécurité et celle de nos proches.

Pour en savoir plus, consultez la section Responsabilités des citoyens du site Web urgencequebec.gouv.qc.ca.

Aménagez votre propriété pour créer des îlots de fraîcheur

Luttez contre les effets de la chaleur en aménageant des coins d’ombre sur votre terrain. Plantez arbres et arbustes, surtout près des fenêtres : vous rafraîchirez à la fois l’intérieur et l’extérieur de votre maison. Utilisez également des matériaux réfléchissants ou de couleur pâle pour recouvrir votre toiture; ils dissiperont la chaleur plutôt que de l’absorber, comme le font les toits foncés.

L’augmentation des températures et la probabilité accrue de subir davantage de vagues de chaleur dues aux changements climatiques nous poussent à aménager nos milieux de vie pour minimiser les effets de la chaleur sur notre santé.

Si vous restez en ville, pensez à visiter des parcs et des points d’eau lors des journées chaudes.

Éliminez les points d’eau stagnante autour de votre maison

Les points d’eau stagnante autour de votre maison (jouets extérieurs, toile de piscine, etc.) sont propices à la reproduction des moustiques. Les éliminer découragera la présence de ces insectes susceptibles de transmettre des maladies nuisibles à votre santé.

Les nouvelles conditions climatiques pourraient s’avérer favorables à la propagation de certaines maladies par l’intermédiaire des animaux. Pensons entre autres à la maladie de Lyme ou au virus du Nil occidental, qui sont transmis à l’humain par les tiques et les moustiques.

Pour en savoir plus, consultez la section Mesures d’adaptation aux maladies à transmission vectorielle et zoonoses du site Web monclimatmasante.qc.ca.